Avis sur #1 Messieurs les enfants de Daniel Pennac

Daniel Pennac et moi c'est une longue histoire. Il sait adapter ses écrits à tous les âges et j'ai toujours lu du Daniel Pennac, que ce soit L’œil du loup ou Kamo l'idée du siècle, certains de ses bouquins sont des classiques de mon enfance. Ma mère est aussi fan que moi, elle me racontait les résumé de chacun des ses livres et je me souviens bien qu'ils lui faisaient une forte impression. Bref, je suis clairement initiée à la plume et aux histoires de Daniel Pennac.
C'est justement une plume un peu particulière, j'ai adoré Au bonheur des ogres, ma belle-mère l'a détesté. Il a un style qui ne peut pas vraiment laisser indifférent : on adore ou on déteste.
Messieurs les enfants c'est l'histoire d'un cours de français duquel Joseph, Igor et Nourdine ressortent avec une punition. Une rédaction à faire pour le lendemain, sujet : Vous vous réveillez transformés en adultes, paniqués vous vous précipitez dans la chambre de vos parents; ils ont étés transformés en enfants. Et si tout cela devenait plus qu'une rédaction ? Une histoire plutôt enfantine, ce que je ne remet pas en question, mais qui va soulever des thèmes et des questions très intéressantes.
Ces thèmes sont abordés d'une façon assez sous-jacente, plus par sous-entendus ou métaphore. Ce bouquin est écrit comme un conte dont la morale ne serait pas écrite en toute lettre à la fin mais dispersée dans les lignes, dans les personnages. Messieurs les enfants est véritablement un conte : la magie y opère, on y trouve une morale, une fin très heureuse et une double lecture : enfants (ou plutôt adolescents, pour certains passages où l'écriture est plus ardue) et adultes y trouvent leur compte (sans mauvais jeu de mot !).
 De toute façon Daniel Pennac est un conteur. Il a ce don de nous amener, nous et ses personnages à des fin improbables, des histoires d'amour qui naissent spontanément, des conclusions et des révélations qui surprennent tout le monde.
Il fait également des clins d’œil à ses lecteurs les plus assidus, ou ceux qui comme moi ont grandi avec ses livres puisqu'il réutilise des personnages de sa saga jeunesse "Kamo". Bien que certains détails à leurs propos ne soient pas fidèle (Kamo devrait logiquement être Igor or personne ne l'appelle ainsi, Nourdine est inconnu au bataillon, Crastaing n'est pas réel dans Kamo l'idée du siècle) cela m'a fait plaisir de les retrouver. C'est une chose amusante que fait souvent Pennac il me semble, de faire se croiser les personnages de ses livres (par exemple le petit frère du héro de la saga "Malaussène" est dans la classe de Kamo et le narrateur de la saga "Kamo").

Au final mon avis sur ce livre ?
Bah j'ai adoré !
Vous pourrez le mettre sur le compte de mon addiction à Daniel Pennac mais j'espère que j'ai quand même réussi à vous convaincre qu'on a toujours besoin des contes, même quand on grandi.
Si c'est plutôt mon exposé sur l'auteur qui vous a convaincu, je pense que ce livre est un bon commencement pour se mettre à Pennac (lui plutôt qu'Au bonheur des orgres qui est plus particulier au niveau du style).
Ma prochaine étape dans la bibliographie du monsieur ? Certainement Merci. Sur ce...

... je vous souhaite de bonnes promenades en librairies,
de belles découvertes et re-découvertes littéraires,
de bons moments dans des mondes de papier.
Ravenbooks

 

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